Toi, mon amour

Toi mon amour, toi qui a le cœur lourd mon amour. Est-ce que tu m’aimes toujours… pour toujours…

Marc Lavoine

Dans ma vie, tout se fait par deux !

J’ai 51 ans, séparée deux fois, deux filles, deux chiens, un appartement à Nice et un autre à Copenhague. Une société d’édition, deux sites internet, deux boutiques en ligne, deux comptes Instagram, deux comptes Facebook, deux autres Twitter. Et plus récemment un compte TikTok. Sans oublier mes 5 magazines et des milliers d’idées en tête. Pas le temps de s’attarder à quoi que cela soit. Les projets se créent, se vivent et j’aime ça !

Et pourtant, j’ai vécu un été différent… un été meurtrier.

Je vous rassure, dans ma version du film « L’été meurtrier », personne n’a tué personne et je ne me suis pas accroupie en pleine rue, à la vue de tous, pour faire pipi. Je suis beaucoup moins téméraire que ne fut Isabelle Adjani. Mon été de folie se résume qu’à une simple petite semaine. 7 jours, un dîner, deux baisers, deux ruptures et des heures passées au téléphone pour se séduire, s’apprivoiser, se connaître pour mieux se reconnaitre et enfin disparaître. Sans réapparaitre.

Et cette semaine qui m’a semblé durer une éternité, je l’ai passé avec un jeune homme. Il venait d’avoir 33 ans, il était beau comme un enfant, fort comme un homme. J’ai mis de l’ordre à mes cheveux… mais pas de noir sur mes yeux car je savais dès le premier instant que les larmes couleront forcément sur mes joues. Je ne suis pas une Mrs Robinson désespérée et manipulatrice qui dévoyait le fils déboussolé de ses amis dans le Lauréat. Je ne suis pas non plus, une amazone à l’air juvénile, au sex-appeal irrésistible. Ou pire une cougar (un terme qui fait aussi mal qu’une claque)… en chasse ! Tout cela m’est totalement étranger.

Et pourtant j’ai succombé…

Et pourtant j’ai succombé… comme les marins succombent à l’appel des sirènes. J’ai fondu pour un petit jeunot qui vit à Lyon, à des milliers de kilomètres de moi. Une histoire en pointillé… pire en morse. Une histoire foutue d’avance.

Et pourtant, j’ai succombé… le temps d’une semaine. Mes sentiments bataillent en moi, car pour être tout à fait honnête, je ne sais pas si je l’ai aimé ou si j’ai juste aimé le fait d’être aimée, d’être désirée, d’être séduite ? On dit souvent que le cœur a ses raisons que la raison ignore. Et il est vrai, que la tentation de se laisser aller est grande, quasi incontrôlable. Qu’on n’a de cesse de faire taire la fameuse petite voix intérieure qui tente de nous avertir. À maintes et maintes reprises. On se cache pour lui parler pour que personne ne voit le sourire qui illumine notre visage à chacun de ses appels, et on perd tous ses moyens lorsqu’il frôle de sa main votre main, par mégarde, avec la candeur infernale de sa jeunesse.

Ah, sa jeunesse… qui explose à chacune de ses incohérences, à ses rêves qui le font vibrer, à ses petites fautes d’orthographes que vous trouvez « mignonnes », à son humour parfois téméraire, à ses envies souvent loufoques…

Clap de fin

Le début d’une histoire est toujours à l’image de la mienne. Peu importe l’âge, peu importe le genre, peu importe la race, peu importe tout.

La fin est toujours aussi cruelle, malheureuse et triste. Peu importe l’âge, peu importe le genre, peu importe la race, peu importe tout.

Cette parenthèse enchantée fut courte mais bonne. Je la ressens comme telle. Et même si la rupture ne fut pas de celle qu’on espère ou de celle dont toutes les midinettes rêvent, elle fut tout aussi émouvante que celle qui m’a transpercé le cœur dans le film Sur la Route de Madison .

En définitive, j’ai bien évidemment pleuré et heureusement que je n’ai pas mis du noir sur mes yeux. Je me pose aujourd’hui la question de ce que je fus pour lui : une amourette, un passe temps, un challenge, un trophée… ? Je me pose aussi la question de ce que je fus tout court : une cougar, une cinquantenaire en mal de sensations, une prédatrice en quête de chair fraîche. Et oui, tout cela n’est pas très élogieux, j’en conviens.

Et ce fameux terme, ce terrible mot qui me fait froid dans le dos : COUGAR.

Et la cougar de la semaine est Karina Vigier ! Depuis mon second divorce, on aurait pu imaginer que je m’accorde une seconde jeunesse. Mes vidéos Tik Toks un chouilla dénudées, mes posts Instagram un peu osés, mes sorties filmées, ma vie scénarisée entre les fashion week, les interviews et les voyages. Je ne m’arrête plus. Suis-je une séductrice ? Certainement ! Une femme fatale ? Certainement pas ! Mais le terme cougar, continue à résonner au creux de mon oreille. Lancinant, obsédant presque douloureux.

Serais-je donc une cougar ?

Le terme « cougar » serait né dans les vestiaires des Canucks, l’équipe de hockey de Vancouver, à la fin des années 90 : ainsi étaient surnommées les femmes célibataires « d’un certain âge » qui ne rataient aucun de leurs matchs. De « prédatrices liftées en quête de chair fraîche » à « femme de 40 ans et plus, sexy et dynamique, en quête d’un amour plus jeune de dix printemps au minimum », la définition a évolué.

Suis-je donc de celles-là ? Je continue à y penser sans forcément me décider pire encore l’accepter.

Epilogue

Puis, j’ai avancé comme à mon accoutumée. Mais bien plus forte que jamais. Car après tout, séduire, à 51 ans, un jeune homme de 33 ans, c’est une belle victoire sur la vie. Et sur la mort aussi !

Je me sens belle, je me sens téméraire, j’ai ouvert grand la porte de la volière et déployé mes ailes. Je suis, j’existe, je vole ! Plus rien, ni personne ne pourra m’arrêter. Et certainement pas mon âge. Alors, cougar ou pas. Même si ce terme a quant à lui besoin d’un vrai bon lifting, je me considère aujourd’hui comme un cœur à prendre. Voire à attraper. Mais ne vous y fiez pas… mon cœur n’est pas facile à dompter. Et mon tempérament l’est encore moins !

Alors, mesdames, célibataires, divorcées ou célibatantes, veuves joyeuses ou attristées, tentez l’expérience ! Ne la refrénez pas. Laissez-vous aller. Succombez, respirez, explosez intérieurement, re-vivez.

Je vous le dis bien assez souvent : OSEZ !

La vie est courte pour la vivre triste!

Karina Vigier
Message personnel : Sois Cool Baby !

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About Me

About Me

Je suis avant tout une femme de caractère. À la tête de 4 magazines dans le monde de la mode enfantine, j'ai trouvé, à l’aube de mes 51 ans, un nouveau terrain de jeu : MOI ! Cheveux grisonnants, look affirmé, je me suis lancée d'abord sur Instagram en soignant mon feed, et en installant une ligne éditoriale simple et élégante. Lunettes oversize, looks colorés ou minimalistes, il est clair que je ne passe pas inaperçue ! Voici donc un blog à mon image, celui d'une femme "over 50": libérée, fashion, active et pourquoi pas séduisante ? Tout est histoire de cohérence.

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