>> Ulyana EGOROVA alias Juliana MOURNING alias @Littlerussianmafia

Comment ma vie bascule en quelques heures… Je suis passée de l’adoration à la haine en quelques clics.

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>> Ulyana EGOROVA alias Juliana MOURNING alias @Littlerussianmafia

Au sein de KiDS et de sa version mini, le BaBy KiDS, nous organisons nos propres shootings et je fais régulièrement appel à des stylistes extérieurs, pour ne serait-ce que donner un coup de fouet, du sang neuf, une nouvelle vision à mes merveilles. J’ai fait appel pour le numéro de Septembre 2020, à une styliste que je considérais alors comme talentueuse et pleine d’entrain, Ulyana. Une biélorusse installée à Paris qui avait envie de faire ses preuves. Je ne savais pas alors que je lui confiais un baton pour me faire battre. Chose qu’elle fit avec une aisance déconcertante. Et c’est ce qui me laissera des traces à tout jamais.

Je forme donc je suis.

>> Ulyana EGOROVA alias Juliana MOURNING alias @Littlerussianmafia

Je fais partie de ces « patrons » qui forment les gens, qui prennent le temps de faire cela pour que la jeune génération ait toutes ces chances et échappe aux embûches de la vie en entreprise. J’ai toujours eu des stagiaires, freelances, jeunes entrepreneurs autour de moi. J’aime enseigner, échanger. C’est un véritable enrichissement qui j’espère est partagé.

De par mon métier, beaucoup m’associe à Miranda Priestly du film culte « Le diable s’habille en Prada« . Et pourtant je suis très loin de ce personnage fictif, rappelons-le.

Ce que je ne fais jamais :

1/ Je ne jette pas mon sac et mon manteau en rentrant dans mon bureau

2/ Je n’envoies pas mes employés me chercher du café, ni à manger d’ailleurs.

Mais, je la rejoins sur la dernière scène du film, celle-là même où elle reconnait bien volontiers le talent de sa stagiaire. Et je vous assure que tous les patrons ne le font pas…

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Ulyana s’est avérée être une débutante. Ce n’es pas bien grave. J’aime les challenges. Mais je ne savais pas alors que celui-ci serait titanesque. Pour la petite anecdote, Ulyana, dormait chez moi, mangeait à ma table, se douchait dans ma salle de bain. Je l’ai accueilli comme si elle était ma fille. Nous avons discuté, bu des thés, partagé et échangé pendant des heures. C’était des moments bien sympathiques dont je garde sincèrement un bon souvenir. Malgré tout et malgré la suite.

Son job pas well done

Ma première surprise fut de constater qu’elle n’avait aucun contact dans les showrooms. Un comble pour une styliste car les showrooms sont leur véritable outil de travail.. Là, rien…il a donc fallu que je m’occupe de cette partie… clairement à sa place.

J’ai constaté également que la sélection de vêtements que Ulyana avait faite, était très simple, sans véritables pièces fortes, sans partis pris. Or la réussite d’un shooting réside souvent dans le choix de quelques pièces maîtresses. Nos trois shootings à venir étaient clairement en danger mais à ce moment là, je ne le voyais pas encore.

Des cartons venaient et repartaient, c’est toujours le rôle de la styliste de gérer les envois et les renvois de marchandises. Ulyana, semblait par son attitude être au dessus de tout cela. Elle ne voulait pas se résoudre à faire ces basses besognes. Qu’a cela ne tienne, je l’ai fait. Après tout, ce sont mes magazines, ma réputation et mon image.

Ulyana est une vraie fashion addict

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Fan de Martin Margiela, Acne Studios, Gucci pour ne citer qu’eux. Ulyana, a préféré faire du shopping que de préparer des shootings avec mes petits « gosses ». Deuxième alerte sur son incapacité a gérer son travail en professionnelle. Des colis sont attendus, et voilà que Ulyana part de nouveau en vadrouille et ne reste pas pour les attendre. Je me retrouve à prendre un taxi pour aller aux entrepôts de DHL à l’aéroport pour récupérer les colis non réceptionnés par Mademoiselle. Et vous savez quoi, je n’ai pas eu le moindre « excuse-moi ». Rien de tel. Rien de plus mais beaucoup de moins. Ma déception est grande. Et la liste des frais s’allongent. Des frais à ma charge.

Forcément, nos rapports se corsent. Comment pourrait-il en être autrement quand même le jour de son départ elle me laisse tous les vêtements en boule, sans les classer par marques et sans préparer les fiches de renvoi. Ollé, Karina, c’est encore pour toi !

Dans le vif du sujet

>> Ulyana EGOROVA alias Juliana MOURNING alias @Littlerussianmafia

Elle me fait parvenir sa facture d’honoraires. Je n’y fais pas attention mais celle-ci ne comporte aucun numéro Siret, Agessa ou d’auto-entrepreneur. Une facture qui n’est donc pas une facture. Et la payer en l’état serait pour la société un risque. Celui de favoriser le travail dissimulé. Cependant, le 31 janvier j’ai réglé ses frais de déplacements pour 500 euros car je trouvais cela juste et cela ne doit pas venir interférer dans notre litige. Nous étions clairement en discussion pour la suite. Je campais sur ma position qui était d’une part de réduire ses honoraires pour manquement à une partie du travail : sélection ratée, aucun suivi des colis, absentéisme caractérisé, pas de rangement, classement, restitution en bonne et due forme… Et d’autre part de bien évidemment, recevoir une facture en bonne et due forme.

facture
Screenshot de la preuve de virement n°1

Le temps file bien évidemment. Mon tort a été d’avoir été négligente et de n’avoir pas spécifié cela par écrit.

À ma grande surprise, Ulyana créé le buzz sur TikTok en postant une vidéo accusatrice à mon encontre, jugée diffamante même par les autorités de TikTok qui la bânissent rapidement… puis la remettent sans que je ne comprenne pourquoi ? Le mal se propage. Son compte au nom des plus évocateurs @littlerussianmafia fait son petit effet. On me juge, on me condamne, on me met au piloris. Je serre les dents.

Aujourd’hui dans ses dernières vidéos, elle dit ne pas faire cela pour de l’argent mais pour que d’autres personnes ne travaillent pas ou plus avec moi. En tant que professionnelle, j’ai depuis presque 10 ans la même équipe, mon souhait a toujours été d’ouvrir la voie à la jeunesse, non pas pour l’exploiter mais pour l’inspirer. Cette malheureuse affaire m’oblige aujourd’hui à reconsidérer ce choix.

Un malheur n’arrive jamais seul

Je pleure aussi, mais pour une autre raison. Le 8 juin, à 8h30 mon papa s’en est allé. Et cette malheureuse histoire, me vole ce moment. Impossible de faire mon deuil dans le calme et la sérénité. C’est terriblement injuste. Je veux négocier pour être tranquille, pour m’occuper de mon papa, pour penser ma plaie, mes plaies. Et, être en famille, avec mes deux filles qui essayent de me défendre comme elles le peuvent. Mais le téléphone ne cesse de sonner, les insultes pleuvent, les gens me détestent et Ulyana en rajoute, se fait passer pour une victime, une jeune étudiante qui ne connait pas les règles françaises. Elle parle de police alors que nous sommes dans un différend commercial. Seul le tribunal de commerce est compétent. Elle fait des annonces mais ne prouve rien. La jeunesse la suit, se range de son côté. Moi, qui ait toujours défendu cette jeunesse, je tombe forcément de haut.

Epilogue

Je fais face de mon mieux… et je fais ce que mon avocat me déconseillera trop tard : un nouveau versement immédiat de 150 euros. Ulyana me promet de retirer la vidéo et de la conserver « en privé » jusqu’au règlement complet. Soit 826,49 euros, que en définitive je ne veux plus contester. Je veux que tout cela s’arrête et vite. Elle retire la vidéo le temps de souffler… et contre toute attente et surtout ne respectant pas sa promesse, Ulyana la remet en ligne avec un lot de 3 nouvelles vidéos tout aussi blessantes les unes que les autres. Son scénario est rôdé, les mensonges pleuvent. Et là, on franchit le cap. Elle dévoile son véritable visage et ne me demande plus les 826,49 euros (qu’elle arrondi dès le départ à 900 euros) mais la somme de 2000 euros. Je suis clairement victime de chantage. Et oui, pour la première fois de ma vie je suis rackettée… par @littlerussianmafia. Un pseudo qui tient toute ses promesses !

Screenshot de la preuve de virement n°2

Je décide de ne pas payer ! A mes risques et périls. Je ne sais pas si j’ai tort. Le tout sur les recommandations de mon avocat. On verra bien où cela nous mènera. Mais au moins là, les choses sont dites. Ecrites mêmes. C’est mon choix !

Voilà donc mon histoire. J’ai reçu des messages ignobles mais également beaucoup de messages de soutien et surtout des personnes qui apparement ont connu le même sort que moi et qui prétendent reconnaitre Ulyana. Mais là, ce ne sont que des allégations non vérifiées à ce jour.

Ma communauté en souffre

J’essaye dans la mesure du possible de répondre à toutes les questions posées. En gardant une position claire et intègre. Je suis abasourdie quand je vois la façon dont Ulyana traite les personnes plus âgées qu’elle. Si scandale il doit y avoir… il est là et bien là !

Traduction en français : Mon pote qu’est-ce que tu fais sur une application réservée à la génération Z (jeunes nés entre 1995 et 2010)

Fin

Je m’appelle Karina Vigier, je suis parfaitement imparfaite, je suis une « inspiring woman » de 52 ans.

Je ne suis ni une victime , ni un bourreau.

Mon désir était juste de m’amuser sur TikTok et de faire profiter les gens de mon expérience et de ma vision de la mode. Aujourd’hui, je suis considérée comme « celle qui ne paye pas » . Mais la roue tourne !