Blanc cassé, lin, crème, ivoire, poudré, nude, chair, mastic, grès, sable… Je vois la vie en beige !

On a souvent associé le beige à une certaine élégance bourgeoise, un classicisme chic, presque trop attendu. Ces notes ultra conventionnelles ont déserté un petit temps les podiums pour mieux revenir. Sans doute, comme une réponse à l’overdose de clous et de chaînes des collections passées.

J’aime faire des variations sur le même ton, créer une palette personnelle : mixer (c’est tout moi !) le beige, le nude, le taupe clair, l’ivoire. Mêler ces variations de teintes et les effets de matières est une manière de casser les clichés et donner vie à un style. Un style qui joue la carte de la simplicité tout en étant complexe à réaliser. Tout est dans la justesse du dosage. Le monochrome est sensationnel sur le podium mais dure au teint et extrêmement cruel pour la silhouette. Surtout quand vous êtes comme moi, petite et avec des rondeurs par-ci, par-là.

Alors, je joue davantage la carte de l’oversize avec des matières fluides aux coupes d’une simplicité inouïe, sans aucune intention décorative. Sauf peut être un carré de soie noué négligemment autour du cou. La silhouette est pure, c’est comme un retour à soi. Tout est encore une fois dans ces aplats de couleurs chair : une femme nue bien que tout habillée, qui se dévoile en se couvrant. 

J’aime beaucoup cette idée. Pas vous ?