Y-a-t-il parmi vous, quelqu’un qui ne connait pas encore Marie Kondo ?

 Son parcours est atypique, tout autant que la discipline dans laquelle elle excelle : le rangement. Papesse de l’organisation d’intérieur, du pliage et, surtout, du désencombrement, cette gourou d’un genre un peu particulier a conquis la planète avec sa méthode qu’elle a elle-même baptisée KonMari. A tel point que le Time l’a fait figurer à son classement des 100 personnalités les plus influentes en 2015.

Madame Figaro

Quel est donc son secret ? 

Ne conserver chez soi que les vêtements ou objets qui procurent « une étincelle de joie » 

Voilà donc ma mission, si toutefois je l’acceptais : trier, désencombrer, se séparer, « se délivrer – se libérer » de tout ce qui ne me procure pas cette fameuse « étincelle de joie ».

C’est donc bien une mission impossible !

Imaginez un appartement de plus de 170m2, avec chambres d’enfants, dressing et tout le tralala… qui par un coup de baguette magique doit se transformer en 4 valises de 23 kg chacune et une dizaine de cartons à faire suivre ultérieurement à la nouvelle adresse de Copenhague. 

Marie Kondo a donc totalement pris possession de mon corps et de mon esprit. 

J’ai mis en place 5 piles pour une « nouvelle vie » :

  • A vendre sur Vinted (géré par ma fille ainée Anoushka)
  • A céder sur Leboncoin (géré par moi-même et impérativement avant le départ) 
  • A mettre en vide-grenier (géré par mon ex-mari)
  • A confier et à donner (à mes amis essentiellement)
  • A emmener

Vinted, un monde à part

Le tri des vêtements a commencé assez naturellement mais la mise en ligne sur Vinted est loin d’être une mince affaire. Faire de belles photos pour des fringues de 5 à 60 euros prend un temps de dingue. Ma fille Anoushka, préposée à la tâche, car après tout, elle se gardait tous les sous, s’arrachait les cheveux. A cela se rajoutait la mise sous cartons ou sous enveloppes à bulle et le dépôt au Mondial Relay du coin. Sans oublier la tâche la plus fastidieuse : répondre aux questions saugrenues des acheteurs potentiels… 

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Je vous laisse découvrir un petit florilège des questions les plus dingues mais véridiques :

1/ Vente d’un sac

Question : Est-ce que le sac peut contenir 3 bouteilles de 1 litre d’eau ?

Réponse rêvée : Mais bien sûr, il peut aussi contenir un parapluie, un lit à baldaquin et une plante verte. Vous savez il a appartenu à Mary Poppins herself !!!

2/ Vente d’un jean de la marque Victoria Beckham

Question : Il a été porté par Victoria ?

Réponse rêvée : Of course my dear. Il lui était légèrement trop grand, alors elle me l’a filé. C’est une cops, une vraie !

3/ Vente d’une écharpe en cachemire

Question : Est-ce que l’écharpe est douce ? Réponse : Bah oui, c’est du cachemire.

Et la dame dit : Mais ça dépend le cachemire, parfois il pique, moi je veux que ce soit doux pour mon cou.

Réponse rêvée :  🙊

Je vous invite d’ailleurs à aller sur le compte Instagram @lescassecouillesdevinted. Vous ne le regretterez pas. C’est tordant !

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Ventes encore et toujours

J’ai donc vendu à perte un dressing complet et quasi neuf Ikéa, les bureaux, les chaises, le canapé de moins de 6 mois et deux, trois autres babioles. Quand on prend une décision, il faut s’y tenir ! 

J’ai préparé plus de 40 caisses transparentes de bêtises amassées pendant des années et que mon ex-mari, très gentil par ailleurs, va vendre dans les vides-greniers de la région niçoise. Vous serez bien surpris par tout ce que j’ai bien pu vendre dans ce type de vide-grenier. Ma maman dit : chaque petite chose a son client quelque part. Et bien, je sais où ils sont… ils sont tous au vide-grenier de la Brague !!!

Et pour finir, il a fallu aussi se résoudre à donner de belles pièces design car les vendre à perte me faisait sincèrement souffrir. Et pourtant, je ne suis pas très attachée aux choses mais j’ai quand même eu de vrais coups de cœur comme pour la lampe à poser de Kartell qui a atterri chez mon associé (et ami), le fauteuil Designers Guild qui vit désormais sa vie pépère chez mon ex-mari… Et une myriade de choses que j’avais choisi, cherché, déniché et qui désormais ne m’appartiennent plus.

Un drôle de sentiment s’installe en moi… Serait-ce de la tristesse ?

A suivre…